En Fait

L'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité a refusé d'allouer à [S.], ressortissant portugais domicilié à Genève, les prestations qu'il demandait. Saisi d'un recours, la Commission cantonale de recours en matière d'AVS-AI-APG du canton de Genève a annulé la décision et renvoyé la cause à l'office AI pour expertise médicale. Dans le cadre de cette instruction complémentaire, [S.] a été examiné par le Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité de Bellinzone (COMAI), qui a rendu son rapport en italien.

[S.] a requis de l'office AI une traduction du rapport, ce qui lui a été refusé. L'office AI a ensuite rejeté la demande de prestations en se fondant sur l'expertise du COMAI. [S.] a formé recours contre cette décision devant la commission, qui a ordonné à l'office AI de faire traduire l'expertise en français.

L'office AI a interjeté recours de droit administratif contre cette décision.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que le recours est recevable, car l'exigence d'une traduction du rapport d'expertise pourrait causer un préjudice économique important à l'office AI.

Sur le fond, le Tribunal fédéral juge que, au regard du principe de la territorialité de la langue (art. 70 al. 2 Cst.), il est parfaitement admissible que la juridiction cantonale de…