En Fait
Henry Behar, marchand de timbres-poste, a vendu à Jean Weber, collectionneur, quatre fragments de lettres portant chacun un timbre "Helvetia assise" de 40 ct. pour le prix de 16'000 francs. Behar avait acquis ces fragments d'un autre marchand avec des attestations d'authenticité établies par un expert officiel. Peu après, deux experts ont émis des doutes sur l'authenticité des fragments, notamment des oblitérations. Weber a alors informé Behar qu'il rendrait les pièces et demanderait le remboursement s'il s'avérait qu'elles étaient des faux. Weber a par la suite obtenu plusieurs expertises confirmant que les timbres et les sceaux avaient été apposés après coup.
Weber a ouvert une action contre Behar en paiement de 16'000 francs le 12 février 1973. La Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'action au motif qu'elle était prescrite.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de Weber. Il a considéré que la vente d'un timbre-poste par un marchand spécialisé à un prix correspondant à la valeur d'un timbre authentique implique en principe la garantie tacite de son authenticité. Cette garantie constitue une qualité déterminante de la chose vendue.
Cependant, l'art. 210 al. 1 in fine CO ne prévoit une exception à la prescription annale de l'action en…