En Fait
Par un contrat authentique du 2 avril 1971, Gottfried Eichenberger a vendu à Arthur Widmer à Aeugst am Albis la parcelle n° 7'063, d'une superficie de 7'600 m2 de prairie, pour le prix de Fr. 326'800.-. Le transfert de propriété au registre foncier était prévu pour le 31 mars 1972, mais n'a pas eu lieu. Le 10 mai 1972, Eichenberger, qui est décédé par la suite, a vendu la parcelle pour le prix de Fr. 456'000.- à un tiers.
Widmer a poursuivi les héritiers d'Eichenberger en paiement de Fr. 178'770.30 à titre de dommages-intérêts. Le tribunal de district d'Affoltern a fait droit à la demande à concurrence de Fr. 129'836.25. Les deux parties ont interjeté appel auprès du Tribunal cantonal de Zurich, qui a considéré le dommage comme étant la différence entre la valeur vénale de la parcelle le 10 mai 1972 (Fr. 570'000.-) et le prix convenu (Fr. 326'800.-), et a entièrement admis la demande.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné si le Tribunal cantonal avait méconnu la notion juridique de dommage, s'il s'était fondé sur des principes de calcul inadmissibles ou s'il avait outrepassé son pouvoir d'appréciation.
Le Tribunal fédéral a exposé que le dommage est une diminution involontaire de l'actif net, qui peut résulter d'une diminution de l'actif, d'un accroissement du passif ou d'un manque à gagner. Le Tribunal cantonal a à juste titre déduit la responsabilité des défendeurs de l'art. 97 al. 1 CO, leur auteur ayant rendu impossible l'exécution du contrat de vente par sa faute.
Les défendeurs ont fait valoir que les art. 191 al. 2 et 3 CO ne s'appliquent qu'aux choses fongibles et non aux achats immobiliers. Cependant, le Tribunal fédéral a…