En Fait
Le litige concerne la demande de Miriam [S.] d'obtenir une rente de veuve après le décès de son premier mari Vittorio [S.], avec lequel elle avait divorcé. Miriam [S.] s'était ensuite remariée avec Luigi L., dont elle avait par la suite divorcé.
La Caisse cantonale de compensation avait rejeté la demande de rente de veuve, soutenant que Miriam [S.] n'avait pas droit à cette prestation au moment de son second mariage, le premier mari étant encore en vie. Le Tribunal cantonal des assurances avait cependant accueilli le recours de Miriam [S.], lui reconnaissant le droit à la rente de veuve.
L'Office fédéral des assurances sociales a donc formé un recours de droit administratif contre la décision du Tribunal cantonal.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours, annulant la décision du Tribunal cantonal.
Selon le Tribunal, l'art. 23 al. 3 LAVS et l'art. 46 al. 3 OAVS prévoient que le droit à la rente de veuve, éteint par un nouveau mariage de la veuve, ne peut renaître que si ce droit était déjà né avant le second mariage. Dans le cas de Miriam [S.], puisqu'elle n'avait jamais bénéficié d'une rente de veuve avant son second mariage, elle ne pouvait faire valoir ce droit après la dissolution de celui-ci.
Le Tribunal a en outre estimé que les principes jurisprudentiels établis dans l'ATF 101 V 11 en matière de calcul de la rente de vieillesse pour les femmes divorcées à plusieurs…