En Fait
M., veuf depuis le 10 janvier 1995, a perçu une rente ordinaire de veuf de l'assurance-vieillesse et survivants à partir de janvier 1997. En février 2009, l'administration communale a informé que M. s'était remarié le 15 juin 2001. Par la suite, la caisse de compensation du canton de Zurich a ordonné le 14 avril 2009 la suppression rétroactive de la rente de veuf à compter de juillet 2001 et a réclamé à M. le remboursement des montants indûment perçus depuis mai 2004, soit 20'192 CHF. M. a demandé la remise de cette créance, mais la caisse de compensation a rejeté cette demande faute de bonne foi.
Le Tribunal des assurances sociales du canton de Zurich a admis le recours de M. contre la décision sur opposition, a reconnu la bonne foi et a renvoyé l'affaire à la caisse de compensation pour examiner la condition supplémentaire de la grande rigueur.
La caisse de compensation a recouru au Tribunal fédéral en demandant l'annulation de la décision de première instance.
En Droit
Le Tribunal fédéral a considéré que la bonne foi comme condition de remise n'est pas déjà donnée par la seule ignorance du vice juridique. Le bénéficiaire de la prestation ne doit pas seulement s'être abstenu de toute intention malveillante, mais également de toute négligence grave.
Comme M. n'a pas pu apporter la preuve d'une déclaration de remariage en temps utile, il…