En Fait
A., née en 1991, a subi une contusion de la main gauche au travail le 2 septembre 2013. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (Suva) a versé des indemnités journalières et pris en charge les frais de guérison. Par courrier du 3 août 2015, la Suva a informé A. qu'elle cessait le versement des prestations de guérison et examinait le droit à une rente d'invalidité. Dans une décision du 16 septembre 2015, la Suva a constaté qu'avec une perte de salaire de 1%, il n'y avait pas d'atteinte importante à la capacité de gain due à l'accident et qu'aucune rente d'invalidité ne pouvait donc être accordée.
Le Tribunal des assurances du canton de Saint-Gall a rejeté le recours de A. dans la mesure où il y était entré en matière, et a renvoyé l'affaire à la Suva pour statuer sur les indemnités journalières et les frais de traitement. La Suva a alors recouru en matière de droit public pour faire annuler cette décision.
En Droit
Selon le Tribunal fédéral, le refus des prestations temporaires et la clôture du cas avec examen de la question de la rente sont tellement étroitement liés qu'il faut considérer qu'il s'agit d'un seul et même objet du litige. L'instance précédente n'aurait donc pas dû partir de deux objets du litige distincts.
Le refus des prestations temporaires et l'examen de la rente faisaient indissociablement partie de l'objet du recours et du litige dans la procédure précédente. Même si la Suva n'avait pas (même implicitement) abordé la question de la cessation des prestations…