En Fait
Le 10 avril 2002, la commission d'aide sociale de la ville de Schaffhouse a accordé au recourant (né en 1960) une allocation mensuelle de soutien de 830 francs, mais a subordonné le paiement à la condition qu'il participe au programme municipal de travail journalier. Le Département de l'Intérieur du canton de Schaffhouse a réduit rétroactivement à compter du 22 février 2002 le droit du recourant à l'aide sociale à 611,10 francs par mois et a subordonné une allocation de soutien plus élevée à la participation au programme de travail journalier. Le Tribunal supérieur du canton de Schaffhouse a rejeté le recours du recourant contre cette décision.
Le 12 février 2003, la commission d'aide sociale a accordé au recourant, à compter du 1er février 2003, une allocation mensuelle de soutien de 623,70 francs, à nouveau avec la condition de participer à des mesures d'emploi et d'intégration à partir du 1er mars 2003. Le Département de l'Intérieur du canton de Schaffhouse et le Tribunal supérieur du canton de Schaffhouse ont rejeté les recours du recourant contre cette décision.
Par un recours de droit public, le recourant demande au Tribunal fédéral d'annuler la décision du Tribunal supérieur du canton de Schaffhouse du 22 août 2003.
En Droit
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l'art. 12 Cst. ne garantit qu'un minimum de sécurité de l'existence, c'est-à-dire les moyens indispensables à une existence digne. Le droit à l'aide en cas de détresse est lié au principe de subsidiarité, selon lequel seules les personnes incapables de subvenir à leurs propres besoins ont droit à l'aide.
Le Tribunal supérieur a à juste titre décidé que l'obligation de participer à des mesures d'emploi et d'intégration repose sur une base légale (art. 24 al. 1 let.…