En Fait

[M.] a été engagé comme maçon par l'agence de travail temporaire T. S.A. en mai 1994. Le 14 janvier 1995, [M.] est tombé malade et sa capacité de travail est devenue nulle à partir du 17 janvier 1995. T. S.A. a résilié le contrat de travail de [M.] avec effet au 30 avril 1995.

[M.] a assigné T. S.A. en paiement de 61'236 francs, correspondant à la différence entre la couverture de 720 jours prévue par la Convention collective nationale pour le secteur principal de la construction en Suisse (CN) et la couverture de 180 jours prévue par son contrat individuel de travail.

Les juridictions cantonales ont rejeté la demande de [M.], considérant que l'employeur avait valablement résilié le contrat de travail et que ses obligations ne pouvaient se prolonger au-delà de la couverture de 180 jours prévue dans le contrat individuel.

En Droit

Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de M. Il considère que l'art. 20 LSE oblige l'agence de travail temporaire à appliquer à ses travailleurs intérimaires les dispositions de la convention collective étendue concernant le salaire, y compris celles relatives aux indemnités en cas d'incapacité de travail pour cause de maladie.

Bien que le contrat de travail ait pris fin le 30 avril 1995, le…