En Fait
L'Office cantonal de l'industrie, du commerce et du travail de Saint-Gall (KIGA) a rendu deux décisions suspendant le droit aux indemnités journalières de chômage de l'assuré B. pour un total de 65 jours en raison du non-respect d'instructions. B. a recouru contre ces décisions, et le Tribunal des assurances du canton de Saint-Gall a fait droit à la demande d'effet suspensif des recours et a ordonné au KIGA de verser provisoirement les indemnités journalières non versées.
Le KIGA a alors formé un recours de droit administratif pour faire annuler l'ordonnance de versement des indemnités journalières. L'Office fédéral de l'économie et du travail a soutenu la prétention juridique du KIGA.
En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances considère que les décisions de suspension dans l'assurance-chômage sont en principe susceptibles d'effet suspensif, car il ne s'agit pas de décisions négatives pour lesquelles la question de l'effet suspensif ne peut pas se poser.
Cependant, le tribunal doit tenir compte du fait que selon l'art. 30 al. 3 phrase 4 LACI, la suspension du droit aux indemnités doit être effacée dans les six mois suivant le début de la période de suspension. Cette disposition signifie que les jours de suspension ordonnés ne pourraient guère être effacés dans ce délai en cas de contestation judiciaire. Par conséquent, l'octroi de l'effet suspensif du recours contre une…