En Fait
Le cas concerne X., une ressortissante camerounaise, et sa fille Y., qui possède la nationalité suisse. X. a travaillé illégalement en Suisse dans le passé et a été expulsée pour cette raison. Elle a par la suite épousé un citoyen suisse, Z., et est entrée en Suisse avec sa fille Y., à qui un permis de séjour temporaire a été accordé. Après sa séparation d'avec son mari en 2007, la Direction de la population et des migrations du canton du Valais a rejeté la demande de prolongation du permis de séjour de X. X. et Y. se sont alors adressées au Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que bien que la Convention européenne des droits de l'homme ne garantisse pas en principe un droit de séjour dans un État partie, le droit au respect de la vie familiale selon l'article 8 CEDH doit être pris en compte. À cet égard, une mise en balance des intérêts individuels à l'octroi de l'autorisation et des intérêts publics à son refus doit être effectuée.
Le Tribunal fédéral a nuancé sa jurisprudence antérieure selon laquelle il est généralement raisonnable pour un enfant suisse de suivre le parent étranger détenteur de l'autorité parentale à l'étranger. Des motifs particuliers de police des étrangers et de sécurité sont désormais nécessaires pour refuser le séjour au parent étranger détenteur de l'autorité parentale. Un comportement présumé abusif du parent détenteur de l'autorité parentale ne suffit pas à…