En Fait
Le Kurde X., originaire de Turquie, est entré en Suisse le 3 octobre 1988, où il a demandé l'asile sans succès. Le 10 février 1993, l'Office fédéral des réfugiés l'a provisoirement admis à titre de réexamen en raison de ses activités politiques exercées ici. Il l'a reconnu comme réfugié, mais lui a refusé l'asile pour des motifs subjectifs postérieurs à la fuite.
Par la suite, X. s'est à plusieurs reprises efforcé d'obtenir un permis de séjour afin de faire venir sa famille. La police des étrangers du canton des Grisons a rejeté une dernière demande en ce sens le 7 septembre 1998. Le Département de la justice, de la police et de la santé publique ainsi que le Tribunal administratif du canton des Grisons ont confirmé cette décision le 8 décembre 1998 et le 5 mars 1999 respectivement.
X. a formé un recours de droit administratif contre cette décision, concluant à son annulation et à l'injonction à la police des étrangers du canton des Grisons de lui délivrer le permis de séjour annuel en vue du regroupement familial.
En Droit
Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur le recours, car le réfugié admis à titre provisoire ne dispose pas, en vertu du droit national, d'un droit de séjour garanti lui conférant un droit à l'obtention d'un permis de séjour.
Un tel droit ne découle pas non plus de l'art. 8 CEDH, car la question du regroupement familial est aujourd'hui réglée en droit d'asile à l'art. 51, al. 5 LAsi et à l'art. 39 OA 1. L'essentiel est uniquement que…