En Fait

X., un ressortissant turc né en 1953, a effectué plusieurs séjours illégaux en Suisse depuis 1975 et y a travaillé sans autorisation. Il a été condamné à plusieurs reprises pour infractions à la loi sur le séjour et l'établissement des étrangers. En 2002, l'Office fédéral a refusé de l'exempter des mesures de limitation du nombre des étrangers au sens de l'art. 13 let. f OLE. X. a recouru contre cette décision, qui a été confirmée par le Département fédéral de justice et police. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours.

En Droit

Le Tribunal fédéral rappelle que l'art. 13 let. f OLE, qui permet d'exempter certains étrangers des mesures de limitation, a un caractère exceptionnel et doit être interprété de manière restrictive. Pour qu'un cas personnel d'extrême gravité soit reconnu, il faut que l'étranger se trouve dans une situation de détresse personnelle accrue par rapport à la moyenne des étrangers. La durée d'un séjour illégal en Suisse n'est pas déterminante, car il ne faut pas récompenser l'obstination à violer la loi. L'autorité doit examiner si l'étranger se trouve pour d'autres raisons dans un état de détresse justifiant une exemption, en tenant compte de ses relations familiales, de son état de santé, de sa situation professionnelle, de son intégration sociale, etc.

En l'espèce, le Tribunal fédéral considère que la situation de X. ne constitue pas un cas personnel d'extrême gravité. Bien qu'il ait séjourné plus de 20 ans en Suisse, la majeure…