En Fait
A.X., domicilié à L., canton de Zurich, est actif en tant que négociant immobilier dans plusieurs cantons. En 2003, il a réalisé des gains immobiliers dans le canton de Zurich, qui ont été soumis à l'impôt sur les gains immobiliers zurichois. Il a également vendu sa part dans une construction à M., canton d'Argovie.
Dans la répartition fiscale intercantonale pour les impôts cantonaux et communaux zurichois de 2003, l'Administration fiscale cantonale de Zurich n'a pris en compte qu'une part de 740 723 francs des pertes reportées de l'année précédente d'un montant total de 4 099 151 francs, à la charge du domicile fiscal principal à L., et a attribué la part de perte prédominante de 3 197 599 francs au canton d'Argovie. Les gains immobiliers zurichois n'ont pas été pris en compte.
Dans la taxation pour les impôts cantonaux et communaux argoviens de 2003, la Commission fiscale de la commune de M. a pris en compte le produit de la vente de la participation dans la construction à M. et un montant de 1 566 823 francs des pertes reportées de l'année précédente revendiquées dans le canton de Zurich.
Les contribuables ont déposé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral pour violation de l'interdiction de la double imposition intercantonale contre les cantons de Zurich et d'Argovie ainsi que contre les communes zurichoises ayant des gains immobiliers en 2003.
En Droit
Le Tribunal fédéral accueille le recours à l'encontre du canton de Zurich. Il explique que le canton de Zurich doit prendre en compte les gains immobiliers zurichois dans sa répartition fiscale afin de créer des conditions comparables dans les relations intercantona-les. En ne tenant pas compte des gains immobiliers zurichois, le canton de Zurich a violé l'interdiction de la double imposition intercantonale.
Cependant, le Tribunal fédéral rejette le recours à l'encontre du canton d'Argovie. Le…