En Fait
Le 22 mai 2000, l'Allemagne a dénoncé l'accord germano-suisse de 1984 sur les arrivées et les départs à destination ou en provenance de l'aéroport de Zurich au-dessus du territoire allemand. Par la suite, de nouvelles approches est ont été introduites, entraînant une augmentation des nuisances sonores pour les propriétaires fonciers environnants. De nombreux propriétaires fonciers ont alors déposé des demandes d'indemnisation auprès de Flughafen Zürich AG, qui les a transmises à la Commission fédérale d'estimation (ESchK).
L'ESchK a rejeté les demandes des propriétaires fonciers qui avaient acquis leur propriété après le 1er janvier 1961 et qui n'étaient pas directement survolés. 37 recours portant sur 29 de ces décisions ont été déposés auprès du Tribunal administratif fédéral (BVGer) par un total de 1'093 parties plaignantes.
Le BVGer a admis les recours dans la mesure où l'ESchK avait rejeté les demandes d'indemnisation pour les nuisances sonores. Il a renvoyé l'affaire à l'ESchK avec l'instruction de tenir compte de la date du 23 mai 2000 pour la question de la prévisibilité.
En ce qui concerne les demandes d'indemnisation pour survol direct, le BVGer a majoritairement admis les recours, car l'ESchK n'avait pas suffisamment expliqué la situation juridique concernant la délimitation horizontale et verticale du survol.
Cependant, le BVGer n'est pas entré en matière sur les recours de certaines parties, car celles-ci n'avaient fait valoir que dans leur réplique qu'elles étaient, contrairement aux constatations de l'ESchK, survolées directement et dans une mesure n'excluant pas l'indemnisation.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère la décision du BVGer comme une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF. Il estime que dans cette procédure complexe, coûteuse et impliquant de nombreuses parties, il serait juridiquement inacceptable de renvoyer les recourants à l'attaque de la décision finale. Il entre donc en matière sur le recours.
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