En Fait

Le 23 janvier 1997, M. a été contrôlé au volant d'une voiture avec un taux d'alcoolémie de 1,27 g o/oo. M. avait déjà été privé de son permis de conduire pendant 2 mois en 1991 pour une précédente infraction de conduite en état d'ébriété.

Le Service des automobiles du canton de Vaud a ordonné le retrait du permis de conduire de M. pour une durée de 8 mois. Le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision.

M. a recouru au Tribunal fédéral, faisant valoir que le Tribunal administratif aurait violé les articles 17 al. 1 let. b et 33 al. 2 de la Loi sur la circulation routière (LCR) en considérant que la seconde infraction, commise environ 5 ans et 9 mois après l'expiration de la première mesure, imposait une durée de retrait d'un an selon l'article 17 al. 1 let. d LCR.

En Droit

Le Tribunal fédéral a considéré que le fait de conduire une deuxième fois en état d'ébriété, peu de temps après l'échéance du délai de récidive de 5 ans, constitue un facteur aggravant de la faute. Cependant, ce facteur doit être pris en compte avec l'ensemble des circonstances, conformément à l'article 33 al. 2 de l'Ordonnance sur l'admission des personnes et des véhicules à la circulation routière (OAC), et ne doit pas mener à une fixation schématique de la durée du retrait.

En l'espèce, le Tribunal fédéral a estimé que le Tribunal administratif a donné trop de poids à l'élément temporel au…