En Fait
Le ressortissant allemand [M.] a été provisoirement arrêté par les autorités suisses suite à une demande d'extradition d'Interpol Wiesbaden. Comme [M.] n'a pas consenti à une extradition simplifiée vers l'Allemagne, l'Office fédéral de la police a délivré un mandat d'arrêt en vue de l'extradition et a ordonné simultanément la saisie d'objets et de valeurs patrimoniaux pouvant servir de moyens de preuve dans la procédure pénale allemande ou provenant de l'acte délictueux.
[M.] a formé un recours contre le mandat d'arrêt en vue de l'extradition et a demandé sa levée intégrale. De plus, une procédure de recours concernant les effets personnels saisis et le montant d'environ 29 000 francs suisses qui a été mis sous séquestre était pendante auprès de la Commission de recours du Tribunal cantonal d'Obwald.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de M. Il a exposé que la saisie d'objets et de valeurs patrimoniaux dans la procédure d'extradition en vertu de l'art. 45 al. 1 et de l'art. 47 al. 3 EIMP constitue une mesure procédurale provisoire visant à assurer les preuves ou à garantir le gain illicite. Cette mesure est subordonnée à une décision ultérieure sur l'extradition au fond conformément à l'art. 34 EIMP et ne porte pas atteinte aux droits patrimoniaux de l'intéressé.
Le Tribunal fédéral a en outre exposé que certes, une demande expresse de l'État requérant est en principe nécessaire pour ordonner des mesures provisoires. Cependant, en cas de péril en la demeure, comme en l'espèce en raison de la demande d'extradition et des délits patrimoniaux reprochés au recourant,…