En Fait
Le litige porte sur un contrat de "lease" portant sur de l'équipement lourd de construction, conclu le 19 mars 1983 entre une société saoudienne et le défendeur, désigné comme preneur. La société saoudienne a par la suite cédé ses droits à la demanderesse. Le droit applicable à la convention était celui de l'Arabie Saoudite.
Le défendeur a contesté avoir été partie au contrat de "lease", qu'il aurait signé au nom d'une société tierce. Il a soutenu que la convention du 19 mars 1983 était nulle, au regard du droit saoudien, car elle combinait des éléments de la vente et du bail.
Le Tribunal de première instance a rejeté la demande de la demanderesse, considérant que la convention était nulle selon le droit saoudien. La demanderesse a fait appel de ce jugement.
La Cour de justice du canton de Genève a sollicité un avis de droit de l'Institut suisse de droit comparé (ISDC) et a finalement annulé le jugement de première instance, considérant que la convention du 19 mars 1993 était valable selon le droit saoudien.
Le défendeur a alors exercé un recours de droit public devant le Tribunal fédéral, invoquant notamment une violation de son droit d'être entendu.
En Droit
Le Tribunal fédéral admet le recours et annule l'arrêt de la Cour de justice.
Il considère que la Cour de justice a violé le droit d'être entendu du défendeur garanti par l'article 4 de la Constitution fédérale, en ne donnant pas connaissance aux parties de l'avis de droit de l'ISDC sur lequel elle s'est fondée pour rendre sa décision.
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le droit d'être entendu implique que les parties doivent pouvoir prendre connaissance du résultat des…