En Fait
Le cas concerne l'obligation alimentaire du père (X.) envers son fils (A.Z.), qui a bénéficié de l'aide sociale de la commune [A.] du 1er juillet 2006 au 30 juin 2007. En août 2006, le fils était dans une clinique psychiatrique pour toxicomanes et, sur les conseils médicaux, a entrepris un traitement de désintoxication dans un établissement en décembre 2006. Les coûts de ce traitement ont été pris en charge par le service social de la commune A.
Le service social a demandé au père de remplir un questionnaire sur sa situation financière et patrimoniale afin de clarifier l'obligation alimentaire des parents. Comme aucun accord n'a pu être trouvé, le service social a déposé une plainte auprès du tribunal de district de Saint-Gall en juin 2007 et a exigé du père le paiement des frais d'assistance d'un montant de 35'410,90 CHF.
Le tribunal de district a fait droit à la plainte, mais le tribunal cantonal de Saint-Gall l'a rejetée. Contre la décision du tribunal cantonal, la commune [A.] a formé un recours auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que selon la jurisprudence, une situation de détresse au sens de l'art. 328 al. 1 CC existe lorsqu'une personne n'est plus en mesure de se procurer par ses propres moyens ce qui est nécessaire à son entretien. Cela comprend également les frais de séjour et de traitement des personnes dépendantes dans un établissement.
Vit dans des conditions favorables au sens de l'art. 328 al. 1 CC celui qui peut effectuer non seulement les dépenses nécessaires, mais aussi celles qui sont liées à un train de vie élevé. Ce qui est déterminant n'est pas seulement le revenu, mais aussi la fortune.
Cependant, en l'espèce, il ne s'agit pas de prestations d'assistance permanentes, mais des frais uniques pour un traitement de…