En Fait
A., né en 1987, a été arrêté par erreur par la police le 5 juin 2005. Il l'a signalé à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (Suva) et a fait valoir des troubles psychiques. La Suva a reconnu son obligation de prestations, a accordé un traitement médical jusqu'en mai 2011 et a versé une indemnité journalière jusqu'en juin 2011. Cependant, l'assurance-invalidité a rejeté une demande de rente, ce qui a été confirmé en dernière instance par le Tribunal fédéral.
Par décision du 7 mars 2013, la Suva est revenue sur les prestations qu'elle a fournies à partir du 1er septembre 2005 dans le cadre d'une révision de procédure. Elle a reconnu qu'il n'y avait plus de droit aux prestations à compter de cette date et que A. les avait indûment perçues, raison pour laquelle elles sont réclamées. Par une décision pénale exécutoire du 1er juillet 2014, A. a été reconnu coupable d'escroquerie professionnelle.
En Droit
Le Tribunal fédéral a confirmé l'opinion du tribunal cantonal selon laquelle le délai de 90 jours pour la révision a été respecté. L'élément décisif est que la Suva n'a eu connaissance certaine de l'existence et de la durée d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT) insurmontable chez le recourant qu'après avoir reçu l'arrêt du Tribunal fédéral 8C_483/2012 du 4 décembre 2012. Ce n'est qu'à ce moment-là que la Suva a pu avoir la connaissance certaine du nouveau fait important nécessaire à la révision.
Le Tribunal fédéral explique qu'un rapport d'observation ne constitue pas à lui seul une base sûre pour établir les faits concernant l'état de santé et la capacité de travail de la personne assurée. Seule l'évaluation médicale du matériel d'observation peut fournir une…