En Fait
[X.] , né en 1995, a été condamné le 8 novembre 2012 par le Tribunal des mineurs de Zurich notamment pour lésions corporelles graves à une peine privative de liberté de 9 mois. Outre un traitement ambulatoire, le tribunal a ordonné un placement ouvert auprès de l'établissement thérapeutique [A.] . L'exécution de la peine privative de liberté a été suspendue en faveur de cette mesure.
Le 19 novembre 2013, le Ministère public des mineurs de Zurich a ouvert une procédure de modification de la mesure et a ordonné le placement provisoire de [X.] dans un établissement fermé. Il a motivé cette décision par le fait que la sécurité du mineur et de tiers ne pouvait être suffisamment garantie autrement. Le Tribunal supérieur du canton de Zurich a rejeté le recours formé par [X.] contre cette décision le 27 décembre 2013.
En Droit
Le Tribunal fédéral annule la décision du Tribunal supérieur. Il constate que la rupture brutale du cadre spécial mis en place pour [X.] et son placement provisoire subséquent dans le secteur fermé n'étaient pas justifiés par son propre comportement. Ces mesures étaient plutôt une conséquence de la couverture médiatique critique et de la pression publique. Étant donné que [X.] s'était comporté de manière fiable et stable dans le cadre spécial, l'expertise jugée nécessaire aurait dû avoir lieu…