En Fait

La recourante, de nationalité roumaine et d'origine rom, a été condamnée à plusieurs reprises par le Tribunal de police de Genève pour le délit de mendicité prévu par la loi pénale genevoise. Elle a formé un recours contre l'arrêt de la Cour de justice du canton de Genève qui a rejeté son appel. Le Tribunal fédéral a rejeté son recours dans la mesure où il était recevable.

En Droit

Le Tribunal fédéral a tout d'abord examiné la validité des ordonnances pénales rendues à l'encontre de la recourante. Il a considéré que la notification directe à l'étranger, par voie postale, des ordonnances pénales était valable au regard de la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale. Le Service des contraventions de l'État de Genève, qui a prononcé les amendes, doit être considéré comme une autorité judiciaire au sens de cette convention et du Deuxième Protocole additionnel. Le Tribunal fédéral a ensuite rejeté les griefs de la recourante concernant une prétendue discrimination à l'encontre de la communauté rom et une atteinte à sa liberté personnelle et à sa dignité humaine. Il a estimé que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable l'existence d'une…