En Fait
Le Ministère public d'Offenbourg mène une enquête pénale pour des délits présumés contre le patrimoine liés à la promesse de gains fictifs. Le 4 juin 2003, il a demandé l'entraide judiciaire aux autorités suisses. Le Ministère public de Bâle-Ville a donné suite à la demande et a notamment ordonné une perquisition dans les locaux de la société [X. SA] , au cours de laquelle divers documents commerciaux ont été saisis. Le Ministère public de Bâle-Ville a informé la société [X. SA] que des agents d'enquête allemands devaient être associés à l'examen des documents saisis. La société [X. SA] a recouru contre cette ordonnance, recours qui a été rejeté comme irrecevable par le Tribunal pénal de Bâle-Ville. Contre cette décision de non-entrée en matière, la société [X. SA] a formé un recours de droit administratif au Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral rejette le recours. Il considère que le fait d'associer des agents d'enquête étrangers au tri des documents saisis est en principe admissible, afin d'écarter les documents non pertinents et ainsi garantir une entraide judiciaire proportionnée. La société [X. SA] n'a pas allégué de manière concrète un préjudice immédiat et irréparable du fait de la participation de fonctionnaires allemands. La simple crainte d'un abus des informations à des fins fiscales ne suffit pas non plus, car une éventuelle entraide judiciaire est soumise à la réserve de spécialité. En outre, le Ministère public de Bâle-Ville a ordonné que les fonctionnaires allemands s'engagent par écrit à n'utiliser les informations portées à leur connaissance qu'après l'octroi définitif de l'entraide judiciaire dans la…