En Fait
Le 15 décembre 2000, la société [M. SA] a déposé une demande de permis de construire auprès de la commune de Saanen pour deux immeubles d'habitation collective (bâtiments C1 et C2) de quatre logements chacun et un parking commun. Ce projet devait être réalisé sur une partie de la parcelle n° 4305 située en zone résidentielle W3a du registre foncier de Saanen. Plusieurs propriétaires fonciers, dont la société [Y. SA] , A. et [M.G.] , [M.C.] ainsi que [S.D.] , ont fait opposition à la demande de permis de construire. La commune de Saanen a rejeté les oppositions et accordé le permis de construire.
Les opposants ont recouru contre cette décision auprès de la Direction des travaux publics, des transports et de l'énergie du canton de Berne (BVE). Celle-ci a recueilli des rapports d'experts et effectué une visite des lieux. Par la suite, la société [M. SA] a déposé une demande de modification du projet, réduisant le nombre de places de parc de 25 à 22. La BVE a rejeté les recours et autorisé le projet modifié, sous réserve de conditions.
A. et [M.G.] , [M.C.] et [S.D.] ont formé un recours de droit administratif contre la décision de la BVE auprès du Tribunal administratif du canton de Berne. Celui-ci a rejeté le recours dans la mesure où il y est entré en matière.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la recevabilité du recours de droit administratif. Il est parvenu à la conclusion que ce recours n'est recevable que dans la mesure où les recourants invoquent le droit administratif fédéral en dehors du droit de l'aménagement du territoire. Dans la mesure où ils allèguent une violation de l'obligation de coordination fondée sur le droit cantonal, seul le recours de droit constitutionnel est recevable.
Sur le fond, le Tribunal fédéral a jugé les griefs des recourants concernant une violation du droit de la…