En Fait

[L.] et dame P. se sont mariés à Genève le 1er octobre 1982. Le 9 septembre 1985, dame [L.] a donné naissance à une fille, J. Le 8 septembre 1989, elle a ouvert action en divorce. Le 6 novembre 1989, [L.] a formé une action en désaveu de paternité, concluant à ce qu'il soit prononcé qu'il n'est pas le père de l'enfant J. Dame [L.] ayant excipé de la péremption de l'action, le tribunal a ordonné l'ouverture d'une instruction préjudicielle pour statuer sur cette objection de droit matériel. Par jugement du 11 juin 1992, le tribunal a débouté la défenderesse des fins de son incident de péremption de l'action. Saisie d'un appel de dame [L.], la Cour de justice, par arrêt du 4 décembre 1992, l'a rejeté et a maintenu le jugement attaqué. Dame [L.] exerce un recours en réforme contre cet arrêt.

En Droit

La Cour fédérale rejette le recours dans la mesure où il est recevable. Elle considère que la cour cantonale pouvait admettre sans violer le droit fédéral que le délai pour agir en désaveu n'avait couru que dès le mois de décembre 1988, époque où [L.] a connu la cohabitation de sa femme avec un tiers. La découverte de sa stérilité pouvait certes faire naître des doutes sur sa paternité, mais les investigations auxquelles il s'est livré par la suite ne lui ont apporté aucun éclaircissement sur ce point.…