En Fait
[B.], un ressortissant iranien né en 1951, est arrivé en Suisse avec sa femme et leurs deux enfants le 21 décembre 1985. L'asile lui a été accordé le 30 juin 1988 et il s'est vu octroyer une autorisation de séjour à l'année qui a été régulièrement prolongée. Le 30 janvier 1995, [B.] a demandé l'autorisation d'établissement, mais sa demande a été rejetée le 2 août 1995 par l'Office cantonal de la population du canton de Genève, sur la base notamment des art. 28 de la loi sur l'asile (LAsi) et 10 al. 1 let. d de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE). Le Conseil d'État du canton de Genève a rejeté le recours de [B.] contre cette décision. [B.] a alors saisi le Tribunal fédéral par la voie du recours de droit administratif.En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de B. La principale question litigieuse portait sur l'interprétation de la notion de "motif d'expulsion" figurant à l'art. 28 LAsi. Le Tribunal a considéré que, faute de dispositions spécifiques dans la LAsi ou la Convention relative au statut des réfugiés, il fallait se référer à la législation générale sur les étrangers, en particulier l'art. 10 al. 1 let. d LSEE. Cette disposition prévoit que l'étranger peut être expulsé s'il tombe de manière continue et importante à la charge de l'assistance publique.
En l'espèce, le Tribunal a constaté que [B.] et sa famille dépendaient…