En Fait
Le 20 novembre 1973, Marie-Antoinette Lorenzetti circulait au volant de sa voiture sur la route cantonale de la Souste en direction de Sierre. Sur une longue courbe à gauche, traversant le bois de Finges, son véhicule a dérapé sur la route verglacée et est entré en collision avec d'autres véhicules venant en sens inverse. Le 29 mars 1974, le Département de justice et police du canton du Valais a condamné Mme Lorenzetti à 100 francs d'amende pour violation des art. 32 al. 1 LCR et 4 al. 2 OCR. Sur recours, l'amende a été réduite de moitié par le Conseil d'Etat du canton du Valais le 15 janvier 1975. Mme Lorenzetti s'est alors pourvue en nullité au Tribunal fédéral, concluant à sa libération.En Droit
Le Tribunal fédéral rejette le pourvoi. Selon la jurisprudence, le conducteur qui dérape sur une route verglacée alors que des circonstances auraient dû l'engager à envisager une telle possibilité commet une faute, même s'il ne s'est pas rendu compte du danger avant l'accident. En l'espèce, la route était connue pour être fréquemment verglacée, un panneau de signalisation l'indiquait, et un automobiliste venant en sens inverse avait averti Mme Lorenzetti par des appels de phare. Bien que la vitesse n'ait pas été excessivement élevée, elle n'était pas adaptée aux conditions de la route. Les traces de freinage et de dérapage attestent que Mme Lorenzetti a perdu le contrôle de son…