En Fait

La décision concerne X., née le 6 décembre 1948, à qui le Conseil de tutelle du canton de Bâle-Ville a ordonné une mesure de privation de liberté à des fins d'assistance le 15 novembre 2006. Cette mesure a été "suspendue" le 6 décembre 2007 sous certaines conditions. En juin 2010, la gérance immobilière a signalé que l'appartement de X. était dans un état de négligence. Le 31 décembre 2010, il y a eu un troisième incendie dans l'appartement, à la suite duquel X. a été hospitalisée puis transférée à l'UPK (Clinique psychiatrique universitaire). Le 3 janvier 2011, la curatrice a signalé que X. n'était pas revenue de sortie à l'UPK. X. a ensuite été retrouvée par la police dans un état de grande confusion, avec des écorchures au visage et une forte odeur d'alcool.

Par décision du 9 février 2011, le Conseil de tutelle du canton de Bâle-Ville a levé la "suspension" de la mesure de privation de liberté à des fins d'assistance ordonnée le 6 décembre 2007 et a décidé que X. resterait à l'UPK jusqu'à ce qu'une institution appropriée soit trouvée. X. a recouru contre cette décision auprès de la Cour d'appel du canton de Bâle-Ville en tant que juridiction administrative, qui a rejeté son recours sans ordonner d'expertise le 21 mars 2011.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que les personnes souffrant de dépendance, comme X. qui a un important problème d'alcoolisme, sont des malades psychiques au sens de l'art. 397e ch. 5 CC. Par conséquent, il ne peut être statué sur une demande de levée de la mesure de privation de liberté qu'avec le concours d'experts.

Le Tribunal fédéral relève que l'expert doit être un…