En Fait
Le Tribunal fédéral décide que l'ordonnance d'un profil ADN et d'un relevé signalétique du recourant dans le cadre de sa participation à une manifestation climatique pacifique est disproportionnée. Le recourant était soupçonné d'avoir participé à une action sur le bâtiment de l'UBS à Bâle, au cours de laquelle des dommages matériels auraient été causés. Le ministère public a ordonné en conséquence l'établissement d'un profil ADN et un relevé signalétique du recourant. Ce dernier a recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral constate que les mesures de contrainte ordonnées ne sont ni nécessaires pour élucider l'infraction à l'origine ni pour prévenir d'éventuelles infractions futures. Bien que la loi prévoie en principe l'établissement d'un profil ADN et un relevé signalétique pour élucider des infractions, en l'espèce, il n'y a pas d'indices concrets et importants que le recourant pourrait être impliqué dans d'autres délits graves. De plus, la manifestation était une action pacifique, protégée par la liberté de réunion et d'expression. Les mesures ordonnées sont donc disproportionnées.En Droit
Le Tribunal fédéral explique que l'établissement d'un profil ADN et le relevé signalétique sont certes prévus par la loi pour élucider et prévenir les infractions. Cependant, dans le cas présent, ces mesures ne sont ni nécessaires pour élucider l'infraction à l'origine ni pour prévenir d'éventuels délits futurs. Pour élucider l'infraction à l'origine, les mesures ne sont pas nécessaires, car la présence du recourant lors de l'action est déjà établie par d'autres moyens et aucune trace sur les objets endommagés n'a été sécurisée, qui permettrait une comparaison. Les mesures sont également disproportionnées pour prévenir d'éventuels délits futurs. Bien que l'établissement d'un profil ADN et un relevé signalétique puissent en principe servir à élucider des infractions futures, en l'espèce, il n'y a pas d'indices concrets et importants que le recourant pourrait…