En Fait

En 1974, X. SA a donné en location aux époux [Y.] un appartement de six pièces d'une surface de 174 m2 situé à Genève. Le 2 mars 2007, X. SA a résilié le bail pour le 30 juin 2007, invoquant des motifs économiques afin de relouer l'appartement à un tiers pour un loyer supérieur.

Les époux [Y.] ont saisi la Commission de conciliation d'une requête en annulation de congé. Le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève a annulé le congé, estimant que X. SA n'avait pas démontré qu'elle pourrait relouer l'appartement à un tiers pour un loyer non abusif supérieur au loyer payé par les locataires actuels. La Chambre d'appel en matière de baux et loyers du canton de Genève a confirmé ce jugement.

X. SA a interjeté un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral.

En Droit

Le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours, annulé l'arrêt attaqué et renvoyé l'affaire à la Chambre d'appel pour nouvelle décision.

Premièrement, le Tribunal fédéral a considéré que la Chambre d'appel avait défini de manière trop restrictive la notion de "quartier" figurant à l'art. 269a al. 1 let. a CO. Le quartier ne se réduit pas à un complexe architectural homogène et peut être hétérogène. L'autorité cantonale est la mieux à même de cerner le quartier dans un cas particulier, et le Tribunal fédéral n'intervient qu'avec retenue.

Deuxièmement, le Tribunal fédéral a estimé que la Chambre d'appel avait violé l'art. 11…