En Fait
Le recourant [X.] a fait l'objet de poursuites pénales par le Ministère public de Brugg-Zurzach pour soupçon de violation qualifiée de la loi sur les stupéfiants. Il a été arrêté le 29 mars 2012 et placé en détention provisoire le 31 mars 2012. Le Ministère public a rejeté sa demande de participer aux interrogatoires des coaccusés et de pouvoir bénéficier des services d'un interprète officiel également pour les entretiens de consultation avec son défenseur. Le Tribunal cantonal du canton d'Argovie a confirmé ces décisions. Le recourant a formé un recours contre cette décision auprès du Tribunal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours. Il considère que le recourant a en principe le droit de participer aux interrogatoires des coaccusés, car l'art. 147 al. 1 CPP accorde aux parties le droit de participer aux actes de procédure. Ce droit ne peut être restreint que dans des conditions étroites, par exemple en cas de risque de collusion. Étant donné que le recourant a déjà été interrogé à plusieurs reprises sur les faits qui lui sont reprochés, il n'y a plus de raison de l'exclure des interrogatoires des coaccusés.
En revanche, le Tribunal fédéral a rejeté le recours concernant le droit à la désignation d'un interprète officiel pour les entretiens de consultation avec le défenseur. La loi ne confère pas le droit à ce que le même interprète qui est utilisé pour les…