En Fait
Le ministère public du canton de Zoug a mené une enquête pénale contre la FIFA (B1) ainsi que deux de ses fonctionnaires (B2 et B3) pour soupçon de gestion déloyale des affaires, éventuellement de détournement de fonds. Par décision du 11 mai 2010, le ministère public a classé la procédure pénale en vertu de l'art. 53 CP (réparation). Plusieurs journalistes (Jean François Tanda, Dominique Strebel, Martin Stoll, Renato Beck et Oliver James) ont ensuite déposé des demandes de consultation du dossier concernant cette décision de classement. Le ministère public a fait droit aux demandes et a décidé que le nom de la FIFA ainsi que les noms, dates de naissance, fonctions et situations patrimoniales de B2 et B3 seraient divulgués, mais pas les noms d'autres tiers. B1, B2 et B3 ont fait opposition à ces décisions, qui ont été rejetées par le Tribunal cantonal de Zoug. B2 et B3 ont alors recouru au Tribunal fédéral par la voie du recours de droit public.En Droit
Le Tribunal fédéral constate que le principe de la publicité de la justice et les droits d'information qui en découlent sont d'une importance centrale pour l'État de droit et la démocratie. Ils assurent la transparence de l'administration de la justice et permettent un contrôle démocratique. Même dans le cas de décisions de classement en vertu de l'art. 53 CP, où une violation du droit ayant pu mener à une condamnation est reconnue, il existe un droit de…