En Fait
Le 21 octobre 2016, les médias ont rapporté que l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte de la ville de Zurich (APEA) avait chargé l'établissement pénitentiaire de Pöschwies de relier des archives sous forme de livres. Il s'agissait d'environ 30'000 décisions de l'APEA, dont certaines concernaient les enfants de [A.] . [A.] a par la suite déposé une plainte pénale pour violation du secret de fonction.
Le ministère public a ouvert une enquête pénale contre cinq fonctionnaires de l'APEA et de l'établissement pénitentiaire. [A.] a demandé à être admis en qualité de partie plaignante privée à la procédure, ce que le ministère public et le Tribunal cantonal de Zurich ont rejeté.
En Droit
Le Tribunal fédéral a confirmé le rejet de l'admission en qualité de partie plaignante privée. Selon la jurisprudence, pour avoir la qualité de lésé au sens de l'art. 115 al. 1 CPP et donc de partie plaignante privée, il faut que la personne concernée ait été directement lésée dans ses droits par la violation du secret de fonction. Cela suppose que le secret ait été porté à la connaissance d'un tiers ou qu'il y ait eu au moins un danger concret pour l'intérêt de la personne concernée à garder le secret.
En l'espèce, aucun danger concret pour l'intérêt du recourant à garder le secret n'a pu être constaté. Les décisions de l'APEA concernant le recourant ne faisaient que partie d'un grand nombre de dossiers reliés par un seul détenu sous…