En Fait
Le 30 août 2011, une intervention de la police a eu lieu à Baden, menée par l'unité spéciale "ARGUS" de la police cantonale d'Argovie, au cours de laquelle un agent de police a tiré un coup de feu. Le procureur général du canton d'Argovie a alors ouvert une enquête pénale contre le tireur, qu'il a confiée au ministère public de Brugg-Zurzach. Cependant, le commandement de la police a refusé de communiquer au ministère public l'identité des agents de police impliqués dans l'intervention.
Le ministère public a garanti l'anonymat à la personne accusée ainsi qu'à trois témoins impliqués dans l'intervention policière, et a demandé l'autorisation de cette garantie au tribunal des mesures de contrainte. Cependant, le tribunal des mesures de contrainte n'a pas donné suite à la demande, car la police cantonale n'avait pas encore communiqué l'identité des policiers concernés au ministère public.
Par une décision du 21 décembre 2011, le ministère public a enjoint le commandant de la police cantonale d'Argovie de lui communiquer par écrit, dans un délai de dix jours, les noms complets des agents de police impliqués dans l'intervention ainsi que leurs fonctions spécifiques. Le commandant a formé un recours contre cette décision, qui a été rejeté par le tribunal supérieur du canton d'Argovie.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a expliqué que la police doit en principe communiquer au ministère public tous les faits pertinents pour l'évaluation d'une infraction pénale et de la personne accusée, en particulier l'identité des personnes impliquées dans une infraction pénale. Cela s'applique également lorsque le ministère public mène une enquête pénale contre un agent de police.
Le droit à l'anonymat prévu à…