En Fait
Le Tribunal supérieur du canton de Zurich a reconnu X. coupable de conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcoolémie qualifié ainsi que de perte de maîtrise du véhicule. Il l'a condamné à une peine pécuniaire conditionnelle de 45 jours-amende à 160 francs chacun ainsi qu'à une ordonnance pénale de 1'500 francs. La détention provisoire d'un jour a été imputée à concurrence de 160 francs sur l'ordonnance pénale.
Le Ministère public du canton de Zurich a recouru contre ce jugement et a demandé que la détention provisoire soit imputée sur la peine pécuniaire plutôt que sur l'ordonnance pénale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours. Il a exposé que conformément à l'art. 51 al. 1 CP, la détention provisoire doit être imputée prioritairement sur la peine privative de liberté en tant que peine principale, que celle-ci soit assortie ou non du sursis. Ce n'est que lorsque la détention provisoire excède la durée de la peine privative de liberté qu'elle peut être imputée sur une peine pécuniaire.
Lorsqu'une peine pécuniaire pour un délit et une ordonnance pénale pour une contravention sont prononcées simultanément, l'imputation de la détention provisoire sur la peine pécuniaire en tant que peine principale est à privilégier. Cela découle du libellé de l'art. 51 CP, selon lequel le législateur prévoit expressément l'imputation de la détention provisoire sur une peine pécuniaire.
Si la détention provisoire excède la durée de la peine privative de liberté ou…