En Fait
A. est un homme d'affaires estonien résidant à Londres. Le ministère public de Lenzburg-Aarau mène une enquête pénale à son encontre pour soupçon de dommages à des données. Le 5 juillet 2018, A. a été arrêté par la police cantonale de Zurich à son arrivée à l'aéroport de Zurich. Avant d'être enfermé pendant environ 4 heures sans surveillance dans une cellule, la police l'a fouillé. Il a dû se déshabiller complètement et se mettre accroupi afin que les agents de police puissent examiner sa région anale.
A. a déposé une plainte contre la fouille corporelle. Le Tribunal supérieur du canton de Zurich a rejeté la plainte. A. a alors déposé un recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral, demandant que la fouille corporelle soit déclarée illégale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours. Il a expliqué que pour procéder à une fouille corporelle avec déshabillage complet et obligation de se mettre accroupi, il faut des indices sérieux et concrets d'un danger pour soi-même ou pour autrui. De tels indices n'existaient pas en l'espèce :
- Le recourant était seulement soupçonné de dommages à des données, et non pas d'un délit de violence. Il n'y avait donc aucune indication qu'il puisse être enclin à la violence.
- Le recourant s'est montré coopératif envers les agents de police. L'arrestation l'a pris par surprise, de sorte qu'il n'a…