En Fait
Le 10 janvier 2013, le ressortissant allemand X. a été arrêté par la police cantonale d'Argovie à Eiken, après avoir dépassé de 69 km/h net la vitesse maximale autorisée de 80 km/h hors agglomération. Le ministère public de Rheinfelden-Laufenburg a alors fait saisir le véhicule, une BMW X6 M, en vue du recouvrement d'amendes, d'ordonnances pénales et de frais, ainsi que d'une éventuelle confiscation conformément à l'art. 263, al. 1, let. b et d CPP.
X. a formé un recours contre l'ordonnance de saisie, que la Chambre des recours du Tribunal cantonal d'Argovie a rejeté le 14 février 2013. X. a alors recouru en matière pénale auprès du Tribunal fédéral, demandant l'annulation de l'ordonnance de saisie et la restitution du véhicule.
En Droit
Le Tribunal fédéral a constaté que la saisie du véhicule en vue d'une éventuelle confiscation en vertu de l'art. 90a LCR était en principe admissible. Les conditions étaient remplies, car X. est fortement soupçonné d'avoir commis une violation grave et qualifiée du code de la route au sens de l'art. 90, al. 3 et 4 LCR.
Selon l'art. 90a LCR, le juge pénal peut ordonner la confiscation d'un véhicule si la violation du code de la route a été commise de manière éhontée et que la confiscation est de nature à dissuader l'auteur de commettre d'autres violations graves du code de la route. Le Tribunal fédéral a estimé que ces conditions étaient remplies en l'espèce, car X. a déjà fait l'objet de plusieurs condamnations pour excès de…