En Fait
A.A. est le père de B.A. et C.A., qui vivent avec leur mère D. en France. Étant donné qu'A.A. est employé en Suisse, il a droit aux allocations familiales pour ses enfants. Dans un premier temps, il a reçu la différence par rapport aux allocations versées en France, puis à partir de mars 2016, il a droit aux allocations complètes.
Le 13 mai 2016, D. a demandé le versement direct des allocations familiales à son profit, car A.A. ne les lui avait pas encore transmises. La Caisse de compensation des employeurs de Bâle a ordonné à l'employeur d'A.A. de verser les allocations directement à D. A.A. a fait opposition, qui a été rejetée.
Faisant droit au recours d'A.A., le Tribunal des assurances sociales du canton de Bâle-Ville a annulé la décision sur opposition et renvoyé l'affaire à la caisse pour complément d'instruction. La Caisse de compensation a alors recouru en matière de droit public.
En Droit
Le Tribunal fédéral admet le recours. Il constate qu'A.A., en tant que bénéficiaire, est tenu de verser des contributions d'entretien pour ses enfants et doit donc transférer les allocations familiales en plus des contributions d'entretien à D. en tant que titulaire de l'autorité parentale.
Selon l'art. 9 al. 1 LFA, la personne pour laquelle les allocations familiales sont destinées (ou son représentant légal) peut exiger le…