En Fait
Le 26 décembre 1989, les époux D. et X. connaissaient de graves difficultés conjugales. [A.], [B.] et [C.], respectivement mère, père et frère de l'épouse, ont déposé plainte pénale pour menaces contre X., le mari. Dans le cadre de la procédure pénale, X. a contesté les faits, soutenant que sa belle-famille faisait bloc contre lui et ne disait pas la vérité. Ses dénégations furent rejetées par le Juge-instructeur III du district de Sierre qui, par jugement du 20 mars 1991, le condamna pour menaces.
Le 19 juin 1991, [A.], [B.] et [C.] ont déposé plainte pénale contre l'avocat [Y.] pour diffamation et injures et contre X. pour instigation à ces infractions et calomnie. Ils se plaignent des termes employés par l'avocat dans le cadre de la procédure pénale pour menaces dirigée contre X.
En Droit
La Cour de cassation pénale a examiné si les propos tenus par l'accusé et son avocat dans le cadre de la procédure pénale pour menaces étaient susceptibles de porter atteinte à l'honneur des plaignants. La Cour a considéré que les propos litigieux étaient liés à la défense pénale et que, dans ce contexte, ils n'étaient pas susceptibles de léser l'honneur.
La Cour a également examiné si l'avocat [Y.] avait agi de bonne foi et s'il s'était limité à ce qui était nécessaire et pertinent pour la défense. La Cour a constaté que l'avocat avait rempli ces conditions et que les propos litigieux étaient nécessaires et pertinents pour la défense.
En ce qui concerne l'accusé X., la Cour a considéré…