En Fait
Mlle X. fait l'objet d'une enquête pénale auprès du Ministère public du district de Zurich et se trouve en détention provisoire depuis le 31 août 1970. Son avocat a demandé à ce qu'il lui soit permis de peindre pendant la détention provisoire, ce qui a cependant été refusé par l'administration pénitentiaire et le Procureur de district compétent. Mlle X. a alors recouru auprès de la Direction de la justice du canton de Zurich, qui a également rejeté le recours le 2 décembre 1970.
Mlle X. a ensuite déposé une plainte de droit public pour violation de la liberté individuelle garantie à l'art. 7 de la Constitution cantonale. Elle a demandé que la décision de la Direction de la justice soit annulée et qu'il lui soit permis d'exercer une occupation libre, en particulier de peindre, pendant la détention provisoire.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère que la liberté individuelle en tant que droit constitutionnel non écrit de la Confédération protège toutes les libertés qui constituent des manifestations élémentaires de l'épanouissement de la personnalité de l'être humain. Certes, la liberté individuelle est soumise à des restrictions, mais celles-ci doivent être fondées sur une base légale, répondre à un intérêt public et ne pas porter atteinte à l'essence même de la liberté individuelle.
En l'espèce, le Tribunal fédéral examine si le prévenu peut être astreint au travail. Il conclut que la détention provisoire ne peut pas servir à des fins d'éducation au travail ou de réinsertion, mais…