En Fait
A., née en 1977, est affiliée en tant que masseuse médicale indépendante à la caisse de compensation du canton d'Argovie. Le 6 avril 2020, elle a demandé le versement d'une indemnité pour perte de gain liée au COVID-19. La caisse de compensation a refusé ce droit, en invoquant le fait que l'assurée n'était que indirectement touchée par la fermeture de divers établissements ordonnée par le Conseil fédéral et que son revenu déterminant de l'activité indépendante était inférieur à 10'000 francs.
Le recours formé par l'assurée a été partiellement admis par le Tribunal des assurances du canton d'Argovie. Celui-ci a annulé la décision sur opposition et renvoyé l'affaire à l'administration pour qu'elle procède à des clarifications supplémentaires sur le revenu réalisé en 2019 et sur la perte de gain subie en raison des mesures.
La caisse de compensation a formé un recours en matière de droit public, concluant à l'annulation du jugement de première instance et à la confirmation de sa décision sur opposition.
En Droit
Le Tribunal fédéral constate que, pour examiner le droit à l'indemnité pour perte de gain liée au COVID-19, l'Ordonnance COVID-19 sur les pertes de gain dans sa version du 5 mai 2020 est déterminante. Selon cette ordonnance, le droit des indépendants indirectement touchés suppose notamment que leur revenu déterminant pour le calcul des cotisations AVS pour l'année 2019 se situe entre 10'000 et 90'000 francs.
Le Tribunal fédéral décide que, lors de l'examen du droit à l'indemnité pour perte de gain liée au COVID-19, les modifications des paiements de cotisations AVS pour l'année 2019, intervenues entre le 17 mars 2020 et la première décision sur l'indemnité…