En Fait
L'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a demandé le 4 janvier 2001 à l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) l'autorisation d'effectuer un essai de dissémination de blé génétiquement modifié. L'OFEFP a rejeté la demande le 20 novembre 2001, mais a été invité par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) le 12 septembre 2002 à réexaminer l'affaire en tenant compte des conditions et des exigences nécessaires. Le 20 décembre 2002, l'OFEFP a autorisé l'essai de dissémination sous conditions et exigences. A., B. et l'Association suisse des paysans et paysannes producteurs intégrés (IP-Suisse) ont formé un recours contre cette décision auprès du DETEC. Le DETEC a retiré l'effet suspensif aux recours, ce qui a été contesté par les recourants devant le Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a dû décider si le retrait de l'effet suspensif du recours contre la décision d'autorisation de dissémination était légal. Les recourants ont fait valoir que la pesée des intérêts effectuée par le DETEC était incomplète et que les intérêts publics menacés par l'essai de dissémination, notamment la protection de l'environnement et de la santé humaine, n'avaient pas été pris en compte.
Le Tribunal a examiné si l'autorité inférieure avait excédé ou abusé de son pouvoir d'appréciation en retirant l'effet suspensif aux recours. Il a constaté que l'autorité inférieure avait déjà pris la décision de principe sur l'admissibilité de l'essai de dissémination et que les recourants n'étaient pas parties à la procédure de recours administratif et n'étaient pas non plus tenus, en vertu de la bonne foi, de contester la décision de recours.
Le Tribunal a conclu que les recourants n'étaient pas liés par la décision de recours du DETEC du 12 septembre 2002, car ils n'étaient pas parties à la procédure de recours administratif et n'étaient pas non plus tenus, en…