En Fait
J., née en 1960, travaille en tant que journaliste indépendante notamment pour la société X. AG. En mars 2012, il y a eu une baisse d'activité, à la suite de laquelle elle s'est inscrite auprès de l'office de placement et a demandé des indemnités de chômage. Cependant, la caisse de chômage du canton de Lucerne a nié tout droit à des indemnités journalières de chômage à partir du 20 avril 2012, au motif qu'il n'y avait pas de perte de travail et de gain imputable.
Le Tribunal administratif du canton de Lucerne a annulé la décision de recours et renvoyé l'affaire à la caisse de chômage, estimant que l'assurée avait subi une perte de travail ou de gain imputable. La caisse de chômage a alors recouru en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que dans le cas d'un travail sur appel, le temps de travail effectivement accompli doit être considéré comme normal. Dans ce cas, la période d'observation peut être d'autant plus courte que les variations des heures de travail d'un mois à l'autre sont faibles.
En l'espèce, les calculs du tribunal cantonal montrent que les variations des revenus sur une période de trois ans ne dépassent pas 10% à la hausse et 6% à la baisse. Il est donc…