En Fait
[A.], se déclarant originaire d'Angola, né en 1961, alias B., est entré en Suisse le 7 janvier 1994 et y a demandé l'asile. Le 28 avril 1994, l'Office fédéral des réfugiés a rejeté sa demande, mais a ordonné en même temps son admission provisoire. Le 28 juillet 1995, l'Office fédéral des réfugiés a levé l'admission provisoire, après que [A.] ait à nouveau commis des infractions. Le 1er mars 1996, l'Office fédéral des étrangers a prononcé contre [A.] une interdiction d'entrée valable jusqu'au 1er mars 2001.
Le 2 août 1999, la police cantonale de Bâle-Ville a arrêté [A.] accompagné d'un autre étranger au poste-frontière de Lysbüchel. Le garde-frontière qui les avait arrêtés a indiqué que les deux étrangers avaient tenté d'entrer en Suisse depuis la France. [A.] a ensuite été remis à la police des étrangers du canton de Zurich, qui l'a renvoyé de Suisse le 4 août 1999 et a ordonné sa détention en vue de l'expulsion avec effet au 2 août 1999 pour non-respect de l'interdiction d'entrée qui lui avait été imposée.
En Droit
Selon l'art. 13b al. 1 let. b en lien avec l'art. 13a let. c LSEE, l'autorité cantonale compétente peut placer un étranger en détention pour assurer l'exécution d'une décision de renvoi ou d'expulsion, si celui-ci a enfreint une interdiction d'entrée et ne peut être renvoyé immédiatement. Toutefois, une interdiction d'entrée ne produit ses effets que lorsque l'étranger a quitté la Suisse et y entre à nouveau.
Le juge des privations de liberté doit statuer sur la légalité de la…