En Fait
X. et Y. étaient mariés depuis 1959. Le 28/30 août 2006, ils ont déposé une demande de divorce conjointe. Le 13 novembre 2006, la faillite de X. a été prononcée. Par jugement du 17 janvier 2007, le mariage a été dissous et la convention de divorce approuvée, selon laquelle la propriété de X. sur deux parcelles devait être transférée à Y. Le 5 février 2007, le juge du divorce a demandé le transfert de propriété, ce que le bureau du registre foncier a toutefois refusé en raison de la faillite ouverte entre-temps sur X.
X. a contesté sans succès le refus auprès des instances cantonales et a finalement recouru par voie de plainte en matière civile au Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a expliqué que le recourant ne pouvait plus disposer valablement de son patrimoine après l'ouverture de la faillite, le droit de disposition étant passé à l'administration de la faillite. Le transfert de propriété à l'épouse en vertu de la convention de divorce approuvée par le tribunal n'était donc plus possible sans le consentement de l'administration de la faillite.
Le Tribunal fédéral a précisé que l'ouverture de la faillite s'impose à tous et doit être prise en compte d'office par le conservateur du registre foncier. Aucun transfert de propriété ne pouvait donc être effectué sans le…