En Fait

Le Tribunal cantonal du canton de Lucerne avait, dans un jugement de divorce du 21 décembre 1992, placé les enfants M. et D. sous l'autorité parentale de la mère E. H. Un droit de visite a été accordé au père O. H., qui devait cependant être exercé sous la surveillance d'un tiers. La mère E. H. a interjeté appel contre cette réglementation du droit de visite.

Le Tribunal fédéral a annulé la décision du Tribunal cantonal concernant la réglementation du droit de visite et a renvoyé l'affaire à la juridiction inférieure pour nouvelle décision.

En Droit

Le Tribunal fédéral a expliqué que dans la procédure de divorce, le principe de l'office s'applique sans restriction pour l'attribution des enfants et la réglementation du droit de visite. De nouvelles demandes ne sont pas exclues et le Tribunal fédéral n'est pas lié par les conclusions des parties.

Le Tribunal cantonal avait estimé que la preuve d'un abus sexuel de l'enfant M. par le père n'était pas apportée, mais que les soupçons étaient fondés. En outre, l'intérêt de l'enfant serait menacé lors de l'exercice du droit de visite en raison de la relation de confiance perturbée entre les parents. Le Tribunal fédéral a considéré que la réglementation ordonnée par le Tribunal cantonal, selon laquelle le droit de visite ne peut être exercé que sous surveillance,…