En Fait

L'avocat X. avait défendu A., accusé de divers délits patrimoniaux. Dans une requête de 68 pages, X. a vivement critiqué la procédure d'enquête et l'expertise psychiatrique. Le Tribunal cantonal de Saint-Gall a alors infligé à X. une amende d'ordre de 200 francs "pour comportement indécent envers l'expert judiciaire ainsi que les fonctionnaires et membres des autorités de la justice pénale". X. a formé un recours de droit public contre cette amende.

En Droit

Le Tribunal fédéral a annulé l'amende d'ordre. Il a expliqué que l'avocat, en tant qu'auxiliaire de la justice, a le devoir et le droit de signaler les dysfonctionnements et de critiquer les lacunes de la procédure. Certaines exagérations sont alors tolérées, tant que l'avocat n'agit pas en connaissance de cause ou de manière diffamatoire.

Les déclarations de l'avocat critiquées par le Tribunal cantonal, comme la critique de l'expertise de l'expert judiciaire ou l'affirmation que l'accusé a subi un "lavage de cerveau", ne dépassaient pas ces limites. Bien qu'elles…