En Fait

L'épouse née en 1945 et l'époux né en 1940 sont tous deux sans enfant. Après près de dix années de concubinage, ils se sont mariés le 1er février 1996 ; depuis février 2000, ils vivent séparés. Dans son jugement de divorce du 16 novembre 2007, le tribunal de district de Lucerne-Ville a fixé une pension alimentaire post-conjugale en faveur de l'épouse de 2'100 francs par mois à compter de la validité du jugement jusqu'en février 2009 (atteinte de l'âge AVS). L'épouse a ensuite demandé une pension alimentaire post-conjugale illimitée de 3'900 francs, ce que le Tribunal cantonal a toutefois rejeté. Contre ce jugement, l'épouse a formé un recours en matière civile en vue de l'octroi d'une pension alimentaire post-conjugale de 2'100 francs par mois pendant quatre ans à compter de mars 2008.

En Droit

Le Tribunal fédéral rejette le recours, dans la mesure où il y a lieu d'y entrer. Il explique que le concubinage, qui a précédé la vie commune conjugale pendant près de dix ans, a à juste titre été ignoré par les instances cantonales. Le législateur a délibérément choisi de ne pas tenir compte du concubinage lors de la révision du droit du divorce, car celui-ci ne crée pas de position de confiance juridiquement protégée. Ce n'est que dans des cas exceptionnels, lorsque le concubinage a durablement marqué la vie des partenaires et que le mariage a entraîné la prise en charge de cette responsabilité, qu'il peut être pris…