En Fait
B., né en 1944, s'est déjà vu retirer à plusieurs reprises le permis de conduire pour avoir conduit en état d'ébriété. Le 28 janvier 1994, il a provoqué un accident de la circulation après avoir consommé de l'alcool et des médicaments. Par la suite, la Direction de la justice et de la police du canton de Zoug lui a retiré provisoirement le permis de conduire et ordonné une expertise médicale spécialisée. Le rapport d'expertise a confirmé son aptitude à la conduite, mais à la condition d'une stricte abstinence d'alcool et d'un examen de contrôle.
Le 13 juillet 1995, B. a de nouveau conduit un véhicule en état d'ébriété. Sur cette base, la Direction de la justice et de la police du canton de Zoug a ordonné le retrait provisoire du permis de conduire, jusqu'à ce que les résultats d'un nouvel examen médical spécialisé soient disponibles.
En Droit
Le retrait provisoire du permis de conduire conformément à l'art. 35 al. 3 OAC constitue une décision incidente dans la procédure relative au retrait de sécurité. Il peut être ordonné sans qu'un jugement pénal exécutoire ne soit rendu, car il s'agit de la sécurité routière et non d'une sanction.
Les autorités cantonales pouvaient avoir des doutes fondés sur l'aptitude à la conduite du recourant,…