En Fait
X., née en 1950, a été condamnée par le Tribunal correctionnel du district d'Aigle pour violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 CP) à 1 mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans. Cette décision a été confirmée en appel par la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois.
X. était responsable d'une école spécialisée accueillant des enfants et adolescents handicapés mentaux ou présentant d'importantes difficultés d'acquisition ou de développement. En 1992, elle a eu connaissance d'abus sexuels graves et répétés commis par un élève, Roland, sur une autre élève, Nadine. Bien qu'informée de ces faits, X. n'a pris aucune mesure pour prévenir de nouveaux abus et protéger les autres élèves. En 1993, Roland a ensuite agressé sexuellement une autre élève, Françoise.
Le Tribunal fédéral a rejeté le pourvoi en nullité formé par X. contre l'arrêt de la Cour de cassation pénale.
En Droit
Selon le Tribunal fédéral, X. avait un devoir d'assistance et d'éducation envers les élèves mineurs de l'école, en sa qualité de responsable de l'établissement. Bien qu'informée des abus sexuels commis par Roland sur Nadine, elle a manqué à ce devoir en n'ayant pas pris les mesures nécessaires pour prévenir le risque évident que de nouveaux abus ne soient commis sur d'autres élèves.
Cette omission a effectivement permis la réalisation de ce risque, avec les agressions subies par Françoise. Le…