En Fait

A., né en 1963, mécanicien-électricien, a été victime d'un accident le 1er avril 2001 alors qu'il circulait à moto. Il a subi de multiples lésions, notamment l'amputation de la jambe gauche à mi-cuisse et la perte de l'usage du bras gauche. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) lui a alloué une rente d'invalidité et une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Elle a pris en charge la pose d'une prothèse mécanique de la jambe gauche de type CAT-CAM.

En 2011, A. a demandé la prise en charge d'une prothèse CAT-CAM avec un genou robotique C-Leg, estimée à 41'049 francs. Après une évaluation par la Clinique F., la CNA a refusé cette demande, considérant que la prothèse robotisée n'influencerait pas le taux d'invalidité de l'assuré.

A. a recouru contre cette décision. Le Tribunal cantonal du canton de Fribourg a admis le recours et reconnu le droit de l'assuré à la prise en charge de la prothèse C-Leg par la CNA.

La CNA a alors exercé un recours en matière de droit public contre ce jugement.

En Droit

Selon la jurisprudence, les moyens auxiliaires comme les prothèses doivent répondre aux critères de simplicité et d'adéquation, c'est-à-dire être propres à atteindre le but fixé par la loi et présenter un rapport raisonnable entre le coût et l'utilité.

Bien que la prothèse C-Leg soit plus coûteuse que la prothèse mécanique, elle s'avère nécessaire et adaptée dans le cas d'A. en raison de ses multiples déficiences (amputation de la jambe, perte de l'usage du bras) et des chutes répétées avec la prothèse mécanique.…